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La presse relate le mauvais état des pelouses de Ligue 1. Les pelouses Sport International sont en bon état et par conséquent le groupement souhaite apporter un éclairage d’expert sur différents points techniques.

Communiqué de presse
Sport International
ZA de Mescoden Ouest
Rue Guynemer,
29 260 Ploudaniel

Contact François Le Roux, 06 07 50 06 39

Mauvais état des pelouses de Ligue 1 !
Pourquoi certaines vont mal et d’autres bien !
Chaque semaine, la presse relate le mauvais état des pelouses françaises des stades de football et de rugby… Si les pelouses de Lille et Marseille avaient fait les gros titres pendant l’Euro, exaspérant Didier Deschamps, c’est maintenant au tour de Bordeaux, Montpellier, Toulouse, Saint Etienne et même pour ce qui est hors frontières, le stade du 5 juillet à Alger... Or toutes ces pelouses ont été refaites récemment avec la même technique ! Les entreprises impliquées plaident non coupables et rejettent la faute sur divers paramètres. Sport International, expert européen en création, rénovation et entretien de sols sportifs, analyse la situation actuelle.

Premièrement, toutes les pelouses de Ligue 1 ne sont pas en mauvais état !
Certes, la lecture de la presse pourrait laisser penser à un mauvais état général. Mais les pelouses Sport International se portent bien, en France comme à l’étranger, c’est-à-dire sous tous types de climat… A Clairefontaine tout d’abord, où elles sont pourtant fortement sollicitées, mais aussi sur de nombreux terrains d’honneurs et de centres d’entraînements de Ligue, 1, Ligue 2, National… avec des techniques aussi variées que GrassMaster, Substrat S.I®, Drain Laser®.
La dépêche du 26 août dernier évoque justement l’excellent état du terrain terre/sable du stadium d’Albi.

D’où vient cette différence ? Certainement pas d’un coup de chance !
Chez Sport International, nous innovons beaucoup. Avec plus de 30 ans d’expérience dans le gazon naturel, notre connaissance des spécificités des terrains de sports n’est plus à démontrer. En construction, mais aussi en rénovation et en entretien. Or c’est peut-être de là que vient la différence ? Lorsque nous accompagnons un club ou une collectivité dans toutes les étapes de son projet, nous sommes réalistes sur l’entretien qu’implique la solution envisagée. Notre réussite vient du fait que quels que soient le niveau de l’équipe, la configuration du stade ou les moyens de la commune, nous parvenons à choisir des solutions techniques adaptées, qui seront viables et efficaces sur plusieurs années, de la phase de création à celle de maintenance.
A quoi bon, investir 1,5M d’€ dans une pelouse, si votre organisation et vos moyens ne vous permettent pas de lui garantir un entretien approprié ? A quoi bon installer une pelouse très coûteuse dans un stade fermé, si vous ne pouvez pas utiliser un système de chauffage et de luminothérapie ? Toutes ces questions doivent s’intégrer dans la réflexion initiale.

Des pelouses hybrides qui n’en sont pas !
Les substrats fibrés, inadéquatement qualifiés de « gazons hybrides » par certaines entreprises, sont en réalité un mélange de sable pur de silice, de fibres synthétiques, de divers amendements organiques et inorganiques. On parle plus généralement de substrat fibré horizontalement. Pour ces techniques, aucune fibre synthétique ne dépasse du sol. Les fibres servent uniquement à renforcer et à structurer l’horizon racinaire du gazon.
Quant à la pelouse hybride, elle est composée d’un mixte de fibres synthétiques et de gazon naturel. Dans ce cas, des fibres synthétiques dépassent du sol de +/- 1,5 cm. Avant le semis des graines de gazon, les fibres, généralement vertes, apportent déjà visuellement une « impression de pelouse ».
Ces pelouses hybrides associent soit un tapis de gazon synthétique dans le quel sera semé un gazon naturel, soit des fibres synthétiques « tuftées » verticalement dans un sol composé à 100 % d’un sable parfaitement calibré (technique GrassMaster).
Sport International a développé et installé avec succès son premier substrat fibré horizontalement il y a plus de 15 ans, puis a fait évoluer ce concept au fil des années, en se basant sur des tests en laboratoire, mais aussi et surtout, sur une indispensable expérience de terrain. Depuis, Sport International a installé des substrats fibrés sur des terrains de football et de rugby.
L’intérêt d’une telle technique est d’obtenir un gazon plus résistant à l’arrachement. Cependant, pour un fonctionnement optimal, le choix et le dosage des divers éléments minéraux et organiques composant le substrat doivent obéir à certaines règles physiques et agronomiques. Une mauvaise granulométrie de sable, un pourcentage inadéquat de fibres, l’incorporation d’un amendement inapproprié, conduiraient plus ou moins rapidement à des dysfonctionnements irrémédiables (rétention d’humidité en surface favorisant le développement de maladies fulgurantes, dureté de la surface de jeu, enracinement insuffisant…). Un marketing intempestif ne peut en aucun cas remplacer un solide recul acquis par des années d’observation sur le terrain.

Plaquer, « re »plaquer, semer ? Pariez sur le bon gazon.
On peut presque dire que malheureusement, le gazon de placage est profondément ancré dans les habitudes des stades français. Pourtant, il pose des problèmes récurrents (manque d’enracinement, stratification du sol, feutrage, mauvais drainage…). De plus, le gazon est souvent « livré » avec une teneur en Pâturin annuel conséquente. Cette graminée très invasive, se distingue par des racines courtes (1,5 à 2 cm), elle n’a donc aucune résistance à l’arrachement, mais en plus elle cause de très inesthétiques tâches vertes claires bien visibles à la surface des terrains. Sauf urgence extrême le gazon de placage est un choix à déconseiller pour une grande majorité des pelouses sportives.

Une alternative qui fonctionne depuis 15 ans : Gazon 100 Jours®
C’est un procédé de semis ultra rapide développé par Sport International, qui permet de réaliser des pelouses jouables en 5 à 8 semaines. Trois fois moins onéreux qu’un placage, Gazon 100 Jours® donne des pelouses qualitatives, saines et bien enracinées, donc résistantes aux piétinements.

Qualités des graminées et maladies, des petites différences qui changent tout.
Chez Sport International, nous avons sélectionné depuis 15 ans, une gamme de semences parmi les plus pures du marché mondial (sod quality). L’actualité nous le prouve, il est crucial de semer des variétés capables de résister aux maladies et exemptes de Pâturin annuel. La résistance aux maladies est liée à la génétique de la variété mais aussi au niveau d’endophytes de la plante (symbioses renforçant naturellement la résistance du gazon).
D’une manière générale, il existe des différences notoires de résistance aux maladies, entre certaines espèces de gazon. Par exemple sous un climat méditerranéen, on pourra utiliser avantageusement des Bermuda grass. Au sein d’une même espèce, les différentes variétés seront aussi plus ou moins sensibles à certaines maladies. Ainsi, notre Vantage figure parmi les Ray grass anglais les plus résistants au Pythium.

L’entretien reste une question centrale !
Oui l’entretien d’un substrat fibré élaboré quel qu’il soit, nécessitera un entretien différent et plus attentif, dépendamment du niveau du club et la configuration du stade (ensoleillé ou fermé). Il faudra prévoir plus de défeutrages, augmenter et séquencer différemment la fertilisation et les arrosages pour maintenir l’enracinement en profondeur…
Et pour les stades de haut niveau, une surveillance rapprochée…
Dans un stade de haut niveau, fermé, il est nécessaire de réaliser un suivi quotidien, 7 jours sur 7, 365 jours par an, par une équipe dédiée et spécialement formée, capable de détecter une maladie pour la traiter immédiatement, de réguler savamment l’arrosage, la luminothérapie, le chauffage et les différents traitements au cas par cas, jour après jour. Une telle pelouse nécessite des soins constants et ciblés qui ne peuvent être réalisés que par des « experts jardiniers » formés, dédiés à cette activité à 200 %, avec du matériel spécifique et un budget en adéquation. Malheureusement, nous constatons que sur certains stades, le niveau technique est insuffisant et inadapté à l’entretien que demande l’exigence du haut niveau. La question des budgets annuels d’entretien est essentielle. Il est bien évident qu’avec 40 000 € annuel (et parfois moins), il sera impossible de réaliser le même travail que sur les pelouses où le budget d’entretien annuel est de 200 000 €, voire beaucoup plus.

En conclusion :

La réussite de la mise en œuvre d’une pelouse de haut niveau est conditionnée, par le choix initial des solutions techniques, mais aussi par les moyens dédiés à son entretien et son suivi constant. Tout cela constitue un ensemble de paramètres fonctionnant en synergie où la moindre erreur se paie « cash » et où les erreurs techniques, sont toujours longues et compliquées à résoudre. Dans tous les cas, de telles pelouses doivent impérativement être construites et gérées par des spécialistes.

  • Stade Olympique Rome